Honda Africa Twin : boite DCT ou mécanique ?

Cela fait un peu plus de 6 mois (7 pour être précis) que je roule tous les jours en Honda Africa Twin DCT.
Cela fait également 8000 km que je me demande si j’ai fait une bêtise en prenant cette option … et au moment où j’écris ces lignes je n’ai toujours pas la réponse.
Alors si vous arrivez ici pour vous faire une opinion tranchée, j’ai peur de vous décevoir.

Attention, je ne vais pas m’étendre sur les caractéristiques de la boite DCT (modes etc …) d’autres sites l’ont fait bien mieux que je ne saurais le faire.
Je vais simplement vous dire ce que j’ai constaté et que je n’ai pas réussi à trouver dans d’autres essais. 

Un boite DCT, c’est quoi ?

Il s’agit d’une boite de vitesse normale ou presque, mais avec deux embrayages.
Un premier embrayage est relié aux vitesses 1, 3 et 5 et le second relié aux vitesses 2, 4 et 6.
Un système robotisé se charge de passer les vitesses et de faire la bascule entre les deux embrayages.
Cela permet donc au conducteur de ne plus avoir à gérer l’embrayage et il peut soit laisser la moto gérer le passage des vitesses automatiquement, soit les gérer lui-même avec des commandes au guidon ou un sélecteur de vitesses vendu en option.

Il est également possible de sélectionner plusieurs modes en automatique, du mode D où le moto passe les vitesses le plus tôt possible, au mode « S3 » où la moto reste le plus possible dans les tours.
Cependant même en mode automatique, le conducteur peut forcer la moto à monter ou descendre une vitesse … dans la limite de ce que la mécanique est capable de faire sans casse.
Si vous essayez de passer en seconde à 130 km/h la moto n’en fera rien.

Les avantages d’une boite DCT

Si comme moi vous adorez prendre les toutes petites routes qui tournent tout le temps, alors vous avez surement déjà pesté contre le concept de boite de vitesse.
Alors oui, passer les vitesses ça peut être sympa, mais quand pendant 8 heures vous passez votre temps la main sur l’embrayage à monter et descendre les rapports, ça peut très vite lasser et vous finissez par avoir le mollet gauche endolori. 

Mais une boite automatique ça peut être également très sympa dans d’autres circonstances comme la ville et ses feux rouges, la conduite sportive afin d’éviter d’avoir le nez sur le compte-tour (pas de risque de zone rouge) ou la conduite pépère le nez au vent.

Passer les vitesses au guidon peut aussi être un plus, notamment en off-road quand on roule debout.

Enfin j’avoue également que les jours de grande fatigue, ne pas avoir à se concentrer sur la gestion embrayage/boite/régime moteur permet d’être plus concentré sur la route et ses dangers.

Et ses inconvénients

Malgré ce tableau un peu idyllique de la boite de vitesses DCT, tout n’est pas parfait.
Certaines choses sont améliorables et d’autres seront plus difficiles à changer.

Pour commencer, une boite de vitesses DCT reste une boite de vitesses classique, elle est juste robotisée.
Ce n’est pas une boite de vitesse avec un train épycicloïdale comme les voitures (trop lourd), ça reste une boite classique à crabots, qui claque aux changements de vitesse et qui peut faire des a-coups.
Et mine de rien ça peut être assez perturbant.
Sur une boite de vitesse mécanique nous sommes habitués aux claquements et secousses, mais comme nous contrôlons le moment où ça arrive on n’est pas surpris.
Là non, on roule tranquillement et d’un coup ça claque, voir ça nous secoue, non pas en arrière, comme lors de la prise de l’embrayage (rupture de couple) mais vers l’avant, sans que l’on puisse réellement savoir quand cela va arriver car le passage des vitesses se fait en fonction de la façon dont on accélère.
Et surtout des fois ça claque et ça secoue … et d’autres fois non.
J’avoue que cela m’a perturbé pendant un moment et c’est la raison pour laquelle j’ai fait installer l’option sélecteur au pied : je passais les vitesses en manuel dans 90% du temps pour pouvoir contrôler ces bruits et a-coups.

Je ne parle pas du passage de 2nd à 3ème et surtout de 1ème à 2nd dont le claquement, digne des Yamaha de la grande époque, nous fait regarder sous la moto afin d’être sûr que rien n’a tapé…
J’avoue également qu’avec le temps on arrive à savoir quand les vitesses vont passer et on le délègue de plus en plus à la moto.
Aujourd’hui je n’utilise plus le mode manuel qu’en off-road.

Un autre soucis vient de l’absence de gestion de l’embrayage.
Un embrayage c’est pénible, ça fait mal à la main (surtout en ville) mais ça permet d’être beaucoup plus fin.
Là c’est la moto qui gère et elle le fait parfois avec la finesse d’un bazooka.
C’est très bien pour faire un démarrage canon au feu rouge, mais c’est beaucoup plus compliqué pour les manoeuvres car toute la finesse se fait avec l’accélérateur.
Notons qu’il est possible, lors des manoeuvres à basse vitesse, de limiter la «brutalité» de l’embrayage avec le frein à main de la moto, qui est justement au même emplacement qu’un levier d’embrayage.
Mais je ne suis pas certain que l’embrayage apprécie sur le long terme.

Ca peut également être pénible lors des rétrogradages.
Alors qu’avec un embrayage classique on peut doser le frein moteur, là il n’en n’ai pas question.
Heureusement la moto sait gérer le rétrogradage en fonction du régime moteur et n’hésite pas à mettre un petit coup de gaz si le régime est important, pour lisser le frein moteur.
Ce petit coup de gaz est à la fois le meilleur et le pire de la boite DCT.
Le meilleur car si vous rétrogradez sous les 2500 tr/min il sera absent, et présent en rétrogradant au dessus de 3000 tr/min.
C’est particulièrement jouissif d’arriver pleine balle avant un virage et pouvoir descendre deux rapports avec ces coups de gaz automatiques, pour repartir à 4000 tr/min.
Mais si vous avez le malheur de rétrograder entre 2500 et 3000 tr/min, la moto va mettre son petit coup de gaz alors qu’elle n’en n’avait pas besoin, vous balançant d’avant en arrière au passage. Très désagréable.
Ça pourrait être facilement corrigé par Honda, encore faut-il que la marque prenne la peine de le faire.
Je précise que ceci est tout aussi valable en mode automatique qu’en manuel.
On se retrouve donc à rouler de deux façons : tout tranquille en freinant à peine et en laissant le moto rétrograder sous les 2500 tr/min, ou au contraire en mode goret avec des freinages assez prononcés et donc des rétrogradages au dessus de 3000 tr/min.
Attention, cela est valable en mode Sport 2, le seul mode automatique que j’utilise. Les autres n’ayant que peu d’intérêt.

L’absence de gestion de l’embrayage peut aussi être préjudiciable en off-road.
Descendre une forte cote pleine de cailloux et de graviers est toujours une épreuve quand on utilise un moto de 250 kg, encore alourdie par les bagages et les protections.
La technique la plus courante dans ce genre de situation consiste à couper le moteur, passer la première et descendre embrayé.
Cela a notamment pour avantage de bloquer la roue arrière en cas de chute.
Mais là sans embrayage ce n’est pas possible, nous n’aurez donc pas le droit de chuter.
Par contre l’absence d’embrayage peut être un plus dans certaines circonstances comme le sable, où démarrer pleine balle pour sortir la roue sera beaucoup plus simple.

Conclusion

Je ne suis pas du tout anti-boite automatique, bien au contraire et les quelques inconvénients liés à l’absence de levier d’embrayage peuvent être largement compensés par le plaisir de ne plus avoir constamment son attention sur l’embrayage, la vitesse engagée et le régime moteur.
On accélère, on freine et c’est tout, l’attention peut se focaliser ailleurs.
Encore faut-il que cela soit transparent et là dessus Honda a encore beaucoup de progrès à faire.

Messieurs les ingénieurs, faite une boite DCT qui ne claque plus, sans a-coups, que ce soit à la montée des vitesses et lors des rétrogradages, avec une gestion électronique de l’embrayage à la main pour les manoeuvres et votre moto sera parfaite.
Et si en plus il devient possible de mettre à jour la mienne (2021), ce ne sera que du bonheur.

Réinstallation d’un blog WordPress

Petits tracas et solutions

Comme premier véritable article, je ne vais pas faire dans l’original : je vais parler de ce blog.
Ou plutôt de la réinstallation de ce blog.

Comme expliqué dans mon précédent billet, ce site Internet est auto-hébergé sur un NAS, dans ma petite maison.
Mais ne souhaitant pas exposer directement mes données aux assauts d’Internet, ce NAS est en réalité virtualisé, c’est à dire qu’il fonctionne dans une machine virtuelle, créée spécialement pour la reprise de ce blog, tournant sur une machine physique mais isolé de cette dernière.

Il a donc fallu que j’exporte les données de l’ancien blog, pour les réimporter dans le nouveau.
Heureusement WordPress a prévu le coup et permet d’exporter facilement ses articles et photos, pour les réimporter dans un nouveau.
Sauf que …

Quand votre blog est déjà en ligne, il peut être bon de le laisser à sa place tant que le nouveau n’est pas prêt pour le remplacer.
Vous installez donc votre nouveau blog sur votre réseau local, pour faire la bascule via votre serveur de nom de domaine quand tout fonctionne bien sur le nouveau.
Et ça ne pose pas de soucis au système d’import/export de WordPress, sauf pour la bibliothèque photos, qui pour une raison que j’ignore met des adresses locales.

Votre nouveau blog semble bien fonctionner, jusqu’à ce que vous le mettiez en ligne et que vous cliquiez sur une photo.
Celle-ci s’affiche chez vous mais pas sur chez les autres car son adresse pointe vers votre réseau local.
Il a donc fallu changer tous les liens vers les photos des articles, pour que le début de l’adresse soit https://maison.doodyandgam.org plutôt que http://192.168.0.10 (par exemple).
Oui j’ai bien écrit http au lieu de https, parce qu’en plus j’avais perdu l’accès SSL.

Alors j’aurais pu aller dans chaque article modifier l’adresse pour chaque photo, mais étonnamment je n’avais pas envie 🙂
Il fallait trouver un moyen de tout changer d’un coup, directement dans la base de données.
Je m’apprêtais donc à installer le logiciel PhpMyAdmin pour corriger tout ça quand j’ai lu qu’il existait une extension WordPress qui permet de le faire très facilement : Search & Replace.

Cet outil est une vraie perle.
Non seulement il permet de remplacer n’importe quelle chaine de caractères dans la base de données, mais en plus on peut choisir ses tables et simuler les modifications pour en voir les résultats.
En moins de 5 minutes j’ai pu faire ce que je voulais, sans avoir eu besoin de mettre les mains dans le cambouis.

Reprise du blog

Historique et état des lieux

Le 17 octobre 2012, doody, ma moitié, faisait son premier article sur ce blog.
Auto-hébergé sur un NAS à la maison, via une connexion ADSL digne des coins les plus reculés de la campagne, ce petit espace web sans prétention était plus un moyen de communiquer avec la famille et les amis qu’un vrai site Internet.

A l’origine, il devait être partagé entre doody et moi (d’où le titre doody & gam), mais je n’y ai jamais publié aucun article, la moto et les nouvelles technologies intéressant rarement le même public que la couture et le tricot.
Bref doody s’est accaparé cet espace … et c’était très bien comme ça.

Sauf que, si je continue de regarder dans les archives, aucun article n’a été publié depuis le 31 décembre 2017,  soit 4 ans au moment où j’écris ces lignes.
Or depuis maintenant quelques temps, je cherche un endroit où mentionner et archiver certaines de mes expériences.
J’ai toujours trouvé dommage de faire des recherches Internet, de ne pas y trouver de solution, puis de la trouver tout seul pour finalement ne pas pouvoir la montrer aux autres.

Projet

J’ai donc prévu de remettre la main sur ce blog.

Que les fans de doody se rassurent, ses anciens articles seront toujours accessibles et rien ne l’empêchera d’en faire de nouveaux si ça lui dit.
D’ailleurs, esthétiquement et techniquement ce site ne va pas beaucoup changer.
Je vais juste essayer de me faire un peu de place dans tous ces articles de tricot et de couture 🙂

Il est toujours difficile de dire en avance quels seront les contenus publiés.
Je vais être honnête, parler de ma vie pour parler de moi ne m’intéresse pas.
Je suis quelqu’un de plutôt discret et je n’ai jamais été du genre à montrer à des inconnus une photo du contenu de mon assiette…
Bref si je publie quelque chose c’est que l’article peut potentiellement aider des gens.
Mon but sera d’apporter ma petite contribution à cette grande base de connaissances qu’est Internet.

Il sera donc surement question de voyage à moto, de photographie et d’informatique, les domaines où je risque moins de souffrir du syndrome de l’imposteur.

Soucis potentiels et astuces

Ce n’est pas parce que je me mets à écrire des articles sur ce site que les défauts de ce dernier vont disparaître.

Le serveur est toujours auto-hébergé à la maison, via une connexion ADSL de la campagne.
Même si des progrès ont été réalisés sur notre connexion Internet, ça reste lent, surtout pour le flux montant, celui qui est utilisée pour afficher les pages chez vous.
Je sais que quelques secondes de retard lors de l’affichage d’une page web sont rédhibitoires pour beaucoup de gens, mais je n’ai pas prévu de modifier quoique ce soit de ce côté.
Le blog est déjà épuré au maximum et prendre un abonnement pour le mettre chez un hébergeur ne vaut pas le coup, pas aujourd’hui en tout cas.

Ce blog restera mutualisé et des articles parlant de moto et d’informatique s’afficheront au milieu d’autres parlant de couture et de tricot.
J’ai bien conscience que ça peut « polluer » celui qui s’intéresse à un thème en particulier et que normalement un site Internet ne doit suivre qu’une seule thématique.

Mais comme mentionné plus haut, il n’est pas question ici de faire un véritable blog avec une communauté, juste un petit espace Internet dont le contenu est surtout destiné à être indexé par un moteur de recherche.
Il y a tout de même moyen de jouer avec les catégories, les mots-clés et les auteurs.

Par exemple, si seule la couture vous intéresse, plutôt que de mettre la page d’accueil dans vos favoris, vous pouvez y mettre l’adresse : https://maison.doodyandgam.org/wordpress/category/couture/

De même si vous ne voulez voir que les articles de doody, vous pouvez enregistrer cette adresse : https://maison.doodyandgam.org/wordpress/author/doody/

Toutes ces adresses peuvent être facilement trouvées en cliquant sur les catégories et en mettant la page en favoris.
Je ferai peut-être une page récapitulative si besoin.